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Dis maman, tu m’aimes encore ?

2 Avr

Avant il n’y avait que moi, que toi et moi, que vous et moi. J’étais le petit cupidon à sa maman, le petit cupidon à son papa… et puis un jour, un autre comme moi est arrivé. C’est mon petit frère, je sais qu’il était dans ton ventre, je savais qu’il allait pointer son nez ce petit intrus mais je ne sais pas pourquoi je me sens bizarre depuis qu’il est là.

Je l’aime, depuis longtemps, il est « trop mais trop mignon » et je ne suis plus seul mais justement je ne suis plus LE SEUL.

Je vois bien que papa et toi vous l’aimez, très fort… mais est-ce que tu m’aimes toujours ? Toujours pareil ? Comment tu fais pour avoir de la place dans ton cœur pour lui et moi ?

Je l’aime bien mon petit frère mais pourquoi vous en avez voulu un autre ? Je ne vous suffisais pas ? Je n’ai pas été sage ?

Tu me l’as dis, papa aussi, que vous m’aimez, toujours, toujours autant mais je me sens quand même mal des fois de plus être le seul. En plus, il est toujours à ton sein ! Alors des fois moi aussi je veux être un bébé, je m’approche et fais semblant de téter l’autre sein, celui qu’il me reste. Je fais semblant de pas savoir marcher non plus « maman tu me changes la couche à moi aussi… Mais NON ! J’ai pas fait caca dans mon slip c’est pour de faux ! ».

Maman, ne m’en veux pas. Ne m’en veux pas de faire des colères, de te taper, de te crier dessus parfois. Tu comprends je veux être sûr que tu m’aimes encore, que tu m’aimeras même si je fais des bêtises, même si je te met en colère. Ne m’en veux pas maman, parce que moi je t’aimerais toujours même si je dois partager la place avec un autre.

mathysraphh

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Mayalen c’est ma copine à moi

10 Jan

Depuis qu’on a 6 mois, depuis les premiers jours dans ma maison de journée, la « cremche » comme disent papa et maman ; Mayalen et moi on s’aime bien.
Au début, je m’en foutais des filles, d’ailleurs je pensais même que c’était pareil fille et garçon, qu’on avait tous des zizis !
Qu’elle ne fut pas ma surprise, il n’y a pas si longtemps, quand j’ai remarqué après tous ces mois passés avec ma mère dans les toilettes, qu’elle n’avait pas de zizi ! Le choc je vous dis !

Bref, Mayalen elle est comme maman, elle a pas de zizi. On a passé beaucoup de temps ensemble à la cremche, on s’est pas vu tout l’été, parfois elle n’est pas là parce qu’elle est malade mais c’est seulement depuis peu que je me suis rendu compte que quand elle n’est pas là, c’est pas pareil.

Mayalen elle est belle. J’ai appris depuis pas longtemps à utiliser ce mot et surtout le placer sur cette sensation que je ressentais, quand j’aimais bien quelque chose, que ça faisait plaisir à voir… comme maman à noel quand elle a mis une belle robe, d’ailleurs je lui ai dit qu’elle était beiiiiiiille !! Elle était contente et elle avait les yeux qui brillaient. Apparemment, ça fait plaisir à entendre, je ne savais pas.

Mayalen elle est belle comme ma maman mais c’est pas pareil. Elle a les yeux bleus, de longues boucles blondes et à chaque fois que je la vois j’ai envie de lui toucher les cheveux, de lui faire des bisous mais bon souvent on se chamaille, sinon elle va croire que je suis raide dingue namého !

De temps en temps, on se voit même au parc près de la maison, parce qu’en plus Mayalen et moi on n’habite pas loin ! Du coup je peux encore passer du temps avec elle et j’adore ça. On a 2 semaines d’équart tous les deux, alors on se comprend bien et on aime les même jeux, enfin, sauf les voitures et la moto, elle n’aime pas. Dans un mois on aura 2 ans tous les deux, il va donc falloir que je trouve un cadeau qu’elle trouve aussi beau que je la trouve belle.

Mayalen c’est ma copine, elle est belle, elle crie, on se fait des bisous et on se bagarre… mais je l’adore ❤

La vie rêvée des bébés anges

15 Oct

Avant d’être dans le ventre de ma mère, je m’en souviens comme si c’était hier, j’étais avec d’autres bébés, des bébés avec des ailes blanches et tout lumineux. Ils brillaient si fort que j’en suis encore éblouit en y repensant.

En faite, moi aussi j’étais comme eux. Ma peau était presque translucide et brillante, ni chaude, ni froide et on se déplaçait sans effort, rien à voir avec l’effort surhumain des premiers pas terrestres.
On rigolait souvent, on souriait, on se comprenait sans avoir besoin de parler, juste en se regardant.
On était plutôt nombreux, même très nombreux, tellement que je serais incapable de donner un chiffre, un nombre. De toute façon, ce n’est pas le plus important.

On riait tellement fort, on était tellement bien, tellement apaisé que ça donnerait presque envie d’y retourner.
J’échangeais souvent avec les autres, certains savaient ce qu’il arrivait juste après, qu’on ne restait pas tout le temps dans cet espace, dans ce temps. Je ne comprenais pas grand-chose. Parfois je me souvenais, d’autres non. Une partie des autres disaient que certains sont plus « neufs » que les autres et que eux c’était des « anciens », qu’ils avaient déjà testé la vie terrestre une ou deux fois. Parfois ils restaient seulement quelques mois dans une sorte de caverne humide et chaude mais encore plus confortable qu’ici. Parfois ils restaient plus longtemps. Parfois même ils arrivaient jusqu’au tunnel, voyaient la lumière mais qu’une force étrange, indescriptible et tellement inconfortable les ont envahit… et que quelques temps après ils se réveillaient à nouveau ici.

Au début je ne les croyais pas du tout, puis rapidement ma curiosité a pris le dessus. Je voulais en savoir plus sur la vie dans cette caverne, sur la vie après le passage du tunnel lumineux.
C’est comme ça que j’ai appris qu’on était des anges, des bébés anges qui attendent qu’un autre papa et une autre maman s’aiment tellement fort qu’ils nous appellent dans leur caverne chaude.
Cette « maman » et ce « papa » comme ils disaient, ils nous aiment aussi tellement fort qu’on est bien avec eux, mieux qu’ici. J’en doutais au début, mais c’était avant de voir les miens de papa et maman. Ils nous aiment tellement que lorsqu’on repart pour le pays des anges, ils sont tristes, ils pleurent beaucoup, sont en colère souvent, en veulent au monde entier pour cette injustice…

C’est pour ça que les bébés anges nous apprennent rapidement à veiller sur nos anciens parents, les nouveaux qui attendent notre arrivée, les futurs qui se piquent les fesses avec du produit pour arriver à ouvrir la caverne chaude.

Tout ça, c’est tellement compliqué. C’est triste et joyeux à la fois. Joyeux parce que là haut, les bébés anges rient, s’amusent ensembles et attendent de revenir patiemment. C’est compliqué et triste, mais comme me l’a dit un des bébés anges avant que j’arrive sur terre, c’est ainsi, c’est la vie. Elle n’est pas toujours facile cette vie, on la détestera souvent mais ça vaut tellement le coup…
A tous les bébés et les par’anges, en l’honneur de la journée de sensibilisation au deuil périnatal.

Mon balai, mes lingettes et moi

18 Juin

Avoir 16 mois c’est pas facile, tu es incrompris, tu vis dans un monde où des petites choses, des petites activités te font kiffer mais tu sais pas pourquoi et surtout personne ne comprend pourquoi !

En ce moment j’adore les lingettes, enfin surtout nettoyer avec des lingettes… la table, les murs, mon visage, le sol, mon genou, mon pied, mon chat, le visage de ma mère, et dans cet ordre. Il paraît que c’est crado de nettoyer et la cuvette des chiottes et le décolleté de sa mère avec la même lingette.
Ma mère elle gueule quand je fais ça et mon arrière grand-mère elle m’appelle conchita ! Quelle est conne soit dit en passant.

Mon père il dit qu’il comprend pas pourquoi j’ai cette passion, surtout qu’il sait pas d’où ça vient, il a même dit à ma mère « c’est pas comme si t’étais une féee du logis ». Ma mère a moyennement apprécié je crois, elle lui a dit « tu as raison Shrek » avec un sourire mais en vrai elle le regardait de travers. Je le vois bien quand ma mère est vénère mais je fais semblant de pas comprendre pour pouvoir continuer mes conneries.

Mes parents ces cons, ils ont bien vu que j’adorais aussi les balais, du coup ils m’en ont acheté un en miniature à Toys*** (ma mère m’a fait signé une charte où je dois pas donné le nom des marques et magasins). C’est devenu mon nouveau jouet préféré #coeur #kiffeàdonf. J’astique partout, je frotte bien fort, je m’en sers pour tester la résistance de la colonne vertébrale de mon chat, enfin trop grave chantmé ! (oups j’ai aussi signé une décharge pour pas parler en verlan, mais m’en fou)

Enfin c’est pas facile de leur faire comprendre que j’adore faire comme les grands, qu’aujourd’hui j’astique et que demain, qui sait, je ferais… j’ai pas trouvé encore mais déjà l’iphoune (quoi c’est pas comme ça qu’on dit ?) je le jette, je téléphone avec (mais y’a jamais personne au bout du fil), je vais peut-être me pencher un peu plus sur le sujet.

Bon ma mère gueule pour que je prenne mon bib, elle croit que j’ai pas compris la suite du programme, de toute façon je m’en fou j’aime bien dormir et me lever tôt, mais ça c’est un autre problème !