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Petit traité de violence ordinaire

19 Juin

Ça n’aura échappé à personne je pense, mais hier, la toile, les réseaux sociaux, les médias ont révélé la nouvelle campagne de la Fondation pour l’enfance qui veut sensibiliser les parents sur la violence éducative. Un spot a été dévoilé en « avant-première » puisque la campagne doit être diffusée dès le 22 juin à la télévision. Ca spot c’est celui-ci : (pour ceux qui sont passés à côté )

La vidéo a été partagé, la news publiée sur les pages facebook et sites d’info des parents et futurs parents (inutile de les citer). Et c’est en voyant les commentaires que l’on comprend tout de suite, assez clairement, qu’encore trop de parents ont été formaté, veulent garder leurs oeillères, ne veulent pas remettre en question ce qu’on leur a inculqué. Pire, ils sont offusqués, ahuris de voir confondu une simple « petite gifle » à de la maltraitance. Il y a un monde apparemment entre les deux.

J’ai lu les justifications, les explications, les fines différences qu’ils observent, les rangs qu’ils donnent sur leur échelle de la violence, de la normalité éducative à la maltraitance de l’enfant. Je peux vous le dire, très honnêtement, que pour le coup c’est moi qui ai été estomaquée, ahurie, offusquée de lire ces commentaires eux même plus ou moins violents dans leur forme.

Etre surpris par l’éducation non violente par manque de connaissance, par modèle, je veux bien l’entendre. Se dire que si on peut faire autrement, pourquoi pas essayer ? Avoir donné une gifle ou une fessée et s’être remis en question, essayé de s’en passer… c’est une attitude normale ! Etre farouchement contre et ne pas se rendre compte que OUI, donner une gifle, une fessée à un enfant est un acte de violence, là je comprend moins.
Et là où je suis hallucinée c’est de lire des commentaires violents :  « Mais arrêtez vos conneries » « Non mais où on va là » « Gifler c’est pas violent faut arrêter 5 minutes ».
Le pompon ca a bien été ça : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=671721822854151&set=a.209776985715306.68459.209481219078216&type=1
Un commentaire posté chez La maman des Petits Pois (blog que j’aime lire). Il reflète en quelques lignes la plupart des réactions que j’ai pu lire à cette campagne contre la violence éducative…
pas de petite claque

Il est interdit de frapper sa femme même si elle est chiante, son patron même s’il nous soule, son mari même s’il nous gonfle. Même pas une petite gifle ? C’est pourtant pas pareil… SI c’est pareil ! Je veux bien vous voir vous défendre devant les tribunaux ou au poste de police. Et les assistantes maternelles, elles giflent ou fessent pour « éduquer » vos enfants dont elles ont la garde ? Elles en ont le droit ? Allez expliquer à votre enfant qu’il n’a pas le droit, que ce n’est pas bien de frapper un camarade de classe quand vous-même vous lui mettez une fessée ou une « petite gifle » !

Petite mise en situation : « Quoi ? Elle porte plainte pour coups et blessures ? Mais arrêtez monsieur l’agent, c’était juste une gifle, y’a quand même un monde entre une gifle et un coup de fusil non ? Et puis je le fais pas tous les jours non plus faut arrêter ! Mais là elle m’écoutait pas vous comprenez ? C’est sur le coup de la colère… je ne suis pas un mari parfait c’est sûr mais bon je lui ai déjà dis dix fois de nettoyer cette putain de cuisine mais elle ne l’avait pas fait ! Merde, des fois ça sort tout seul, faut bien les éduquer un peu les femmes. De mon temps… » 
Vous voyez une différence entre ce discours et celui de certains parents qui refusent d’appeler un chat, un chat ; une gifle, une gifle ; une gifle, de la violence ? Moi je n’en vois pas…

Oui vous en avez reçu, non vous en n’êtes pas mort, mais si j’en juge la virulence de vos propos, vos conflits virtuels faciles, permettez-moi de remettre en question l’effet non pervers de ces « méthodes » éducatives dans vos vies.

Et vous voulez un scoop ? J’ai été éduqué sans violence, pas de « petite gifle », pas de fessée sur la couche… et vous savez quoi ? J’en suis pas morte non plus, je suis tout aussi bien éduquée que vous (AHEUM), je suis polie, gentille, intelligente (si on se sert des études pour justifier ceci, je peux aussi le démontrer… bien que je ne considère pas ça comme un signe infaillible d’intelligence), je n’ai jamais eu de conflit dans mon enfance, jamais fait de grosses conneries… juste ce qu’il faut pour prendre mon indépendance. Vous voyez… l’éducation non violente ça marche, alors pourquoi continuer avec les gifles si petites soient t-elles quand on peux très bien faire sans ?

Pour en savoir plus : http://www.fondation-enfance.org/fileadmin/users/fondation/FE_COMMUNICATION_LA_GIFLE_DOSSIER_PRESSE_FINAL_AV_SOUTIENS.pdf

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Pourquoi mon fils pleure…

10 Avr

Au détour de lectures sur le net, je suis tombée sur ce blog ou plutôt Tumblr d’un papa qui prend en photo son filston lorsqu’il pleure en donnant la raison du drame (c’est ici : http://reasonsmysoniscrying.tumblr.com/).

J’ai aimé le concept, j’ai trouvé ça drôle et je me suis faite deux réflexions : 1. Avec le fameux terrible two je pourrais en faire pas mal de photo de cupidon pleurant en très peu de temps. 2. Les raisons des pleurs sont originales et drôles, je devrais noter celles de cupidon sur une période donnée ça serait marrant.

C’est donc ce que j’ai fait ! Difficile sur le coup de prendre en photo son bébé qui pleure alors qu’on a envie de le prendre dans les bras ou du moins de le prendre au sérieux. J’ai même eu l’impression qu’il était vexé que je le prenne en photo en étant indifférente à ses pleurs bien que j’essayé quand même de prendre les photos discrètement !

L’expérience était donc sympa pour un moment donné, mais pas plus. J’ai noté et photographié les pleurs de Cupidon sur une heure, l’heure dangereuse, celle de tous les possibles : 18h30-19h30 après une journée de crèche sinon c’est pas drôle !

Voici le résultat :

mathys pleure2

1. A bobo au doigt mais on ne sait pas comment ni pourquoi.

2. A renverser de l’eau en buvant (je tiens à préciser que PERSONNE n’a jamais gronder Cupidon ni râler lorsqu’il renverse mais ça le chagrine énormément) (précision numéro 2, Cupidon est maladroit comme sa mère, renverser fait donc parti de son quotidien mais ce n’est vraiment pas fait exprès ! Héritage quand tu nous tiens !).

3. Papa a pris l’Ipad pourtant c’est « A MOI !! ».

4. La manche de son tee-shirt ne tient pas retroussée.

5. Pas de chocolat avant manger. (avec morceaux de regard chat pottée dedans)

6. Ne veux pas enlever ses chaussures, ni ses chaussettes, ni rien du tout en faite.

Bonus non pris en photo : Veux jouer avec l’Ipad mais c’est l’heure de se mettre en pyjama, A trébuché en se tapant le coude sur la table, A trébuché en se tapant la main sur l’autre table, S’est pris la porte parce qu’il marchait sans regarder devant lui (je vous dis que c’est un mini Pierre Richard !), Voulait manger maintenant tout de suite même si ce n’est pas cuit, Veux goûter au saumon congelé mais maman refuse…

Je crois qu’il y en a d’autres dont je ne me souviens plus, mais quoi qu’il en soit, un Cupidon en Terrible Two ça pleure beaucoup 😀 Mais pour mon plus grand bonheur, ça n’est pas comme ça tous les jours et les pleurs sont rapides, furtifs et les larmes se sèchent en moins d’une minute sur la jambe de maman.

Heureusement, il y a, entre toutes ses petites crises de larmes existentielles superficielles, plein de moments comme ça :

photo (1)