Mayalen c’est ma copine à moi

10 Jan

Depuis qu’on a 6 mois, depuis les premiers jours dans ma maison de journée, la « cremche » comme disent papa et maman ; Mayalen et moi on s’aime bien.
Au début, je m’en foutais des filles, d’ailleurs je pensais même que c’était pareil fille et garçon, qu’on avait tous des zizis !
Qu’elle ne fut pas ma surprise, il n’y a pas si longtemps, quand j’ai remarqué après tous ces mois passés avec ma mère dans les toilettes, qu’elle n’avait pas de zizi ! Le choc je vous dis !

Bref, Mayalen elle est comme maman, elle a pas de zizi. On a passé beaucoup de temps ensemble à la cremche, on s’est pas vu tout l’été, parfois elle n’est pas là parce qu’elle est malade mais c’est seulement depuis peu que je me suis rendu compte que quand elle n’est pas là, c’est pas pareil.

Mayalen elle est belle. J’ai appris depuis pas longtemps à utiliser ce mot et surtout le placer sur cette sensation que je ressentais, quand j’aimais bien quelque chose, que ça faisait plaisir à voir… comme maman à noel quand elle a mis une belle robe, d’ailleurs je lui ai dit qu’elle était beiiiiiiille !! Elle était contente et elle avait les yeux qui brillaient. Apparemment, ça fait plaisir à entendre, je ne savais pas.

Mayalen elle est belle comme ma maman mais c’est pas pareil. Elle a les yeux bleus, de longues boucles blondes et à chaque fois que je la vois j’ai envie de lui toucher les cheveux, de lui faire des bisous mais bon souvent on se chamaille, sinon elle va croire que je suis raide dingue namého !

De temps en temps, on se voit même au parc près de la maison, parce qu’en plus Mayalen et moi on n’habite pas loin ! Du coup je peux encore passer du temps avec elle et j’adore ça. On a 2 semaines d’équart tous les deux, alors on se comprend bien et on aime les même jeux, enfin, sauf les voitures et la moto, elle n’aime pas. Dans un mois on aura 2 ans tous les deux, il va donc falloir que je trouve un cadeau qu’elle trouve aussi beau que je la trouve belle.

Mayalen c’est ma copine, elle est belle, elle crie, on se fait des bisous et on se bagarre… mais je l’adore ❤

A la recherche du temps perdu…

8 Jan

Aujourd’hui, en parlant (virtuellement) avec des copines mamans,  j’ai encore eu cette réalité dans la figure : je manque de temps. Elles me racontaient toutes les activités qu’elles faisaient avec leurs bambins, de bonnes idées créatives, amusantes et je me suis rendu compte que je n’arrivais pas à faire la moitié avec mon cupidon.

Gros coup de blues, de remise en question (encore), de désir d’être un peu plus souvent à la maison avec mon bébé qui grandit tellement vite ! Toute la semaine, lorsque Cupidon et moi nous rentrons du travail et de la crèche c’est déjà la course. Bain, machines, vaisselle (enfin lave-vaisselle à remplir et vider), pyjama, repas à préparer, repas à partager en tête à tête, gros moment câlin en gigoteuse dans les bras de maman et au dodo. Ca file à toute allure !

Le week end ? Lever, petit déjeuner, ménage pendant qu’il joue tout seul (enfin presque), petite sieste du matin, pause café numéro 2 avec le chef, préparation du repas, déjeuner ensemble, courses, retour des courses et sieste, goûter, parc (s’il ne fait pas trop froid), retour à la maison, bain etc… jusqu’au coucher. Le lendemain c’est la même chose avec les lessives, le linge à plier, le ménage pas fini de la veille etc etc. Entre temps, par ci par là, je peux jouer avec Cupidon mais pas des masses.

En une semaine, je dois passer seulement 20% du temps avec Cupidon, et encore pas dans la totalité vraiment avec lui, l’esprit pour lui.

Ca me rend folle ! J’aime travailler mais je ne veux plus travailler autant ou du moins comme ça. J’aimerais travailler de chez moi, organiser ma journée, mon emploi du temps. Avoir un deuxième enfant que je ne serais pas obligé d’arracher de mon sein à 2 mois et demi. Je ne le pensais pas avant, mais être une maman active au foyer, c’est ça que je veux et qu’il me faut !

Parallèlement, lorsque Cupidon dort, je m’octroie un peu de temps pour moi, pour assouvir mon besoin de création. J’ai toujours fait quelque chose de mes mains, de la peinture, de la sculpture, des bijoux et dernièrement je me suis mise au crochet. Je feuillette les sites de déco  et de création en rêvant d’un intérieur made in « parleamamere », de petits pulls pour Cupidon fait de mes blanches mains.

Bref, je me fais l’impression d’être un petit oiseau enfermé dans une cage, attaché avec un boulet, qu’on laisse de temps en temps voler dans sa cage. J’ai besoin de déployer mes ailes et sortir de ma cage ! De prendre mes graines et de partir construire un nid ailleurs, dans une ville au loyer pas exorbitant. Prendre le temps de construire des cabanes avec mes plumes, chanter de mon nid ou d’où je veux et quand je veux contre rémunération, m’occuper de mon oisillon, customiser mon nid et roucouler avec mon mâle.

Rholala j’ai été loin dans la métaphore mais je m’y vois bien ! Sauf que l’oiseau que je suis est une grosse froussarde, qui a la clef de la cage à son pied mais qui a trop peur de la prendre. Quand vais-je réussir à envoyer bouler le propriétaire de ma cage, qui me paye trois graines contre mes chants incessants ? Mystère… Qui aurais une paire de c… à vendre ?

En 2013 je me souhaite…

31 Déc

Pour la nouvelle année, la tradition veut qu’on souhaite aux gens qu’on aime ou qu’on n’aime pas (la concierge, la belle-mère, le postier toussa… par politesse quoi) tout plein de voeux. Des plus bateaux : « la santé surtout », aux plus poétiques : « plein d’amour dans ton petit coeur qui bat » (mouais, pour la poésie on repassera).

Et bien moi, après une année vraiment merdique, à enchaîner les catastrophes à tous les niveaux, je vais me souhaiter toute seule comme une grande, toute une liste de belles choses, de beaux changements que je voudrais pour cette nouvelle année, ou les futures (oui certains souhaits peuvent courir sur plusieurs années).

  • La santé pour mes proches et surtout pour mon cupidon, qu’il n’ait pas besoin d’aller au bloc pour quoi que ce soit ! Oui on avait dit que la santé c’était bateau comme voeux mais là dans le contexte, on en a bien besoin !
  • L’argent, juste assez, parce que les galères de tunnes vraiment c’est chaud, ça tape sur le système, ça fait cogiter, ça fait peur et j’en ai assez connu. Pas la baraka, ni le loto, juste assez pour que la fin du mois ne soit pas le 10, voire avant, quand j’ai payé toutes mes factures et qu’il me reste que les yeux pour pleurer.
  • Un nouveau boulot, une nouvelle activité, du changement professionnel. Parce que ça a une influence directe avec le souhait précédent, parce que j’en ai ras la visière (Kaamelott addict) d’être sous-payée pour ce que je fais, pour mes bagages, mes compétences, toussa !
  • Prendre le temps. Le temps de vivre, de voir mon petit bout pousser, l’accompagner dans sa vie en construction de petit bonhomme plein d’énergie. Passer du temps avec mon homme et ne plus faire que « se croiser » avec ses horaires décalées et mon boulot à 39h chronophage.
  • Travailler autrement. Je voudrais pouvoir concilier plus facilement ma vie personnelle et ma vie pro, pour ne pas trembler à chaque fois que la crèche ferme ou que je dois prendre un rendez-vous chez le médecin. Pour pouvoir me payer le loisir d’aller chercher cupidon à l’école quand il y rentrera en septembre 2013 ou septembre 2014 (arrr les enfants nés en début d’année !).
  • Pouvoir m’occuper plus de ma maison, que ce soit pour le rangement, le ménage ou pour la déco. Pouponner mon intérieur comme j’aime en voir dans des supers blogs de déco. Bref, que ma vie de femme et de maman ne soit pas diminuée comme aujourd’hui, à 2 heures par jour alors que mon boulot en prend 8 + 1 pour le transport.
  • Me chercher et me trouver. Savoir et réussir ce que je veux faire pour concilier tous les souhaits précédents. Auto entrepreneur ? (oui mais ça fait peur de tout lâcher sans être sûre d’avoir « assez » d’argent certains mois), congé parental ? (hummm du coup le côté « assez d’argent » en prendra un coup…), congé parental + ass mat ? (pourquoi pas), Auto entrepreneur ou télé travail ? (plutôt pas mal). Oui il y’a deux fois « auto entrepreneur » mais cette option elle me plaît beaucoup :p
  • Que mon homme change de boulot ! Fini le boulot le soir et les week end pour le SMIC, un homme cuisinier ça n’a pas que des avantages !
  • Abriter encore la vie. Je ne sais pas encore si ce sera pour 2013, 2014 ou plus (je ne suis pas sûre de tenir après 2014 non plus !) mais j’y pense de plus en plus. Un petit frère, une petite soeur… je me le souhaite dans un avenir proche.
  • Fondre comme neige au soleil, des kilos en moins ça me tente carrément, pas vous ? :p
  • Passer enfin mon p… de permis de conduire ! Mais du coup trouver du temps et de l’argent pour ça…
  • Déménager ! Ca aidera certainement au souhait « avoir plus d’argent » parce que les loyers ici ne sont pas donnés ! Je souhaiterais aménager près de chez mes parents, pour avoir un loyer moins cher, me rapprocher de la mer et… de mes parents (CQFD). A nous les soirées sans enfant et à Cupidon les soirées chez papi et mamie qu’il aime tant !
  • Ecrire un bouquin, toutes les idées que j’ai en tête, j’aimerais bien une fois pour toute les coucher sur papier et pourquoi pas être publié ! Parce que ça fait des années que j’écris dans mon coin, que j’adore ça et que j’aimerais ne plus garder ma prose rien que pour moi.

Je crois avoir fait le tour, avoir mis l’essentiel, le meilleur de ce que je me souhaite. Il doit y avoir d’autres choses auxquelles je n’ai pas pensé, mais après tout, si je n’y ai pas pensé tout de suite, c’est qu’elles ne doivent pas être primordiales. Et pour toi lecteur, je te souhaite ce que tu te souhaites ! Que tes rêves, tes envies, tes besoins se réalisent sans effort dans cette nouvelle année qui commence.

2013

J’ai appris à être maman en le devenant

17 Déc

J’ai appris que l’allaitement ça ne coule pas toujours de source.

J’ai appris que parfois, on pouvait s’inquiéter d’une couleur ou d’une consistance de selles inhabituelle.

J’ai appris que j’allais l’aimer comme jamais j’avais aimé. L’amour, il y en a de toutes les sortes, de toutes les intensités, mais celui qu’on a pour son et ou ses enfants, il est spécial. Il est démesuré, passionné, indomptable, inachevable, ineffable.

J’ai appris rapidement qu’un nourrisson a des besoins vitaux comme du lait, du repos, et de l’affection, du contact proche, très proche. Que la nourriture et le sommeil sont tout aussi important que le contact physique avec la maman et le papa.

J’ai compris que je préférais porter mon enfant aussi longtemps qu’il en aurait besoin plutôt que le laisser pleurer pour « trouver son sommeil ».

J’ai appris à le connaître lui, son caractère, sa personnalité. Tout bébé j’ai appris à répondre à ses besoins. En grandissant, j’ai appris à le connaître, à me délecter de voir son avis, ses envies, ses goûts, sa façon d’être, se dévoiler à moi.

J’ai appris à lui faire confiance, à le laisser faire tout en veillant à ce qu’il ne lui arrive rien.

J’ai appris qu’il valait mieux lui proposer autre chose plutôt que d’hurler.

J’ai appris à expliquer les interdictions avec des mots simples.

J’ai compris que je préférais éduquer plutôt que dresser.

J’ai appris qu’un enfant ça comprend tout très tôt, qu’on pouvait lui parler, lui expliquer, le prévenir des évènements désagréables à venir et que ça se passait toujours mieux.

J’ai appris que ce sont des éponges à émotion et qu’au lieu de rester dans mon inquiétude sans les nommer, je devais lui parler avec des mots simples, lui dire que maman n’est pas bien mais que ce n’est pas de sa faute, qu’elle est inquiète mais que ça passera vite et qu’il n’y est pour rien.

J ‘ai confirmé que je ne pourrais jamais lever la main sur mon enfant, que les mots sont bien plus bénéfiques.

J’ai appris à faire cas du « tu verras quand il sera plus grand ».

J’ai compris que j’avais des principes avant, que j’en ai des nouveaux maintenant, que j’en aurais d’autres plus tard. Qu’ils servent de base, de vision de la vie mais qu’ils peuvent être suivis ou détournés pour toujours s’adapter.

J’ai appris qu’apprendre c’est bien mais que ça n’empêche pas de toujours se remettre en question.

J’ai appris qu’il y a autant d’enfants que de caractères, d’histoires. Que ce qui marche avec un, marchera peut être pas avec un autre.

J’ai appris qu’un enfant ça passe par des étapes normales et nécessaires à son développement. Qu’un bonhomme de 18 mois qui frappe sa mère peut réagir à des non-dits qu’il ressent, peut tester l’amour de l’autre, essayer pour comprendre les limites. Qu’il peut le faire une seule fois ou plusieurs et réagir en fonction de l’attitude et explications de ses parents. Qu’une petite fille qui dit « non » à tout bout de champs est aussi en train d’apprendre, de créer sa personnalité, d’affirmer ses besoins, de se rendre compte qu’elle est une personne à part entière détachée de ses parents.

J’ai appris qu’il fallait de la patience en tout et tout le temps. Comme ces soirs après une journée de boulot éreintante avec un bébé fatigué et testeur de limite.

J’ai compris qu’un enfant devient un homme ou une femme en ayant confiance et en étant entouré d’amour.

J’ai appris que la psychologie est importante et qu’on construit une vie et un adulte dès les premières heures de vie.

J’ai appris que tout ne se passe pas toujours comme on le veut, comme on l’espère.

J’ai appris qu’on pouvait traverser des épreuves difficiles mais qu’un sourire de notre enfant suffit à nous remonter comme un coucou suisse.

J’ai appris que je pouvais être forte, souriante, donner l’impression d’être joyeuse alors qu’à l’intérieur j’avais envie de mettre au sol en position foetale et pleurer.

J’ai appris qu’on pouvait surmonter tout juste pour son enfant.

J’ai appris que la vie c’est pas un kiwi, que parfois c’est une chienne, parfois un bonheur mais qu’elle valait quand même vachement le coup.
picasso

Les enfants et le handicap

12 Déc

Comme je l’ai déjà dit précédemment, dans la famille niveau santé on est plutôt mal loti. Je ne vais pas faire l’étalage des pathologies qui touchent mes proches, déjà ce serait trop long et puis c’est chiant. Mais je voudrais évoquer une partie de ce qui fait ma vie et qui touche aussi mon cupidon. Le handicap. Pas pour faire pleurer dans les chaumières ou appeler au don pour une association, mais seulement pour vous faire partager un peu de cette relation enfant/handicap parce que ça me touche personnellement.

parent-handi

Les enfants sont formidables, on le sait très bien ou pas d’ailleurs, mais moi je peux te le dire, ils le sont ! Ou alors dans mon panel d’enfant je n’ai eu affaire qu’à des « surenfant » mais ça m’étonnerait fort. Le commun des mortels s’inquiète, se demande comment les parents/grands-parents handicapés arrivent à s’occuper de leurs enfants seuls. Que ce doit être difficile ou impossible et pourtant.

Pourtant, j’ai grandit avec une maman et un papa handicapés, ils se complètent. L’un c’est le bras, l’autre la jambe. Pourtant mon enfance a été aussi normale qu’une autre. Normale mais différente. En quoi ? Comment on fait mes parents ? Avaient-ils une aide ? Aucune.
Bien entendu, selon le degré d’handicap, une aide est nécessaire mais dans beaucoup de cas, ce ne sont pas les parents qui s’adaptent, ils se sont adaptés toute leur vie à leur handicap, ce sont les enfants qui s’adaptent à leur parent…

Dès le plus jeune âge, à peine quelques semaines, l’enfant comprend, je ne sais pas comment ni pourquoi, mais il sait. Lorsque mon père venait me prendre dans mon berceau (je ne me souviens pas, mais mon entourage en a beaucoup parlé tellement ça les avait surpris) je creusais le dos pour qu’il puisse y passer sa seule main. Plus tard, alors que je gigotais comme un asticot dans mon parc, sitôt dans « le bras » de mon père, je ne faisais pas de geste inconsidéré, je ne bougeais plus. Avais-je déjà compris que la chute me guettait si je bougeais trop ? Savais-je déjà les conséquences de n’avoir qu’un seul bras ? Je n’en sais rien. Il n’empêche que je bougeais comme une folle dans les deux bras de ma mère, parce qu’elle en avait deux pour bien me tenir.

Ma mère a une polio, elle boite donc fortement et a très peu d’équilibre. Jamais je n’ai eu l’idée, dès mes premiers pas, de m’accrocher à sa jambe, de lui foncer dessus pour rigoler. Quand on marchait main dans la main, je ne m’échappais pas pour qu’elle me court après, chose que je faisais avec mon père… il avait ses deux jambes donc c’était possible.

A tout âge, je me suis « adaptée » sans que je le ressente comme un sacrifice, comme quelque chose de contraignant ou pas normal. Je l’ai fait parce que c’était comme ça et pas autrement, sans me poser de question et ce dès mes premiers jours. Pourtant chatouilleuse, je ne bougeais pas quand mon père tenait la couche avec sa bouche en prenant le scratch de sa seule main pour le coller. Alors que la moustache ça chatouille ! Je rigolais de bon cœur mais je ne bougeais pas, sous peine qu’il soit impossible à mon père d’attacher cette couche. Par contre quand ma mère me changeait, je ne lui facilitais pas la tâche, elle pouvait se débrouiller avec ses deux mains après tout.

Je n’étais pas une enfant « unique », tous les enfants de parents handicapés s’adaptent. Avant je pensais que ça ne s’appliquait qu’à leurs enfants. Depuis que Cupidon est né, je me rend compte que les petits enfants s’adaptent tout aussi bien à leurs grands-parents handicapés. Sans nul besoin d’expliquer.

Ma mère peine à marcher avec cupidon dans les bras depuis qu’il a dépassé les 7 kg à peu près. Ce n’est pas impossible mais juste plus fatiguant. Alors qu’il fallait et qu’il faut encore que je cours après cupidon pour lui changer sa couche, il se dirige sans supplique dans la chambre quand mamie veut le changer. Et ce, depuis qu’il marche à quatre pattes !
Alors qu’il me fonce dessus version « taureau vers sur un toréador », il prend soin de sa petite mamie en lui disant « paaadon » quand il veut passer. Inutile de te dire combien de fois il a poussé ma jambe de colère pour que je lui laisse le passage.
Il a le même comportement d’adaptation avec ses grands-parents, que je l’avais avec mes parents. Pourtant il n’a pas « grandit avec eux », les voit pas aussi souvent, mais dès ses premières semaines il a lui aussi creusé le dos pour que papi le prenne dans les bras, il s’est accroché solidement quand mamie marchait/boitait alors qu’il était dans ses bras ou qu’elle lui faisait faire un tour sur son fauteuil roulant.
Les exemples sont légions, il m’étonne chaque jour alors que ça ne devrait pas. Ma mère est même obligé de freiner ses gestes d’aide, parce que ça lui est insupportable bien qu’adorable, de voir son petit fils plié en quatre et courir pour lui mettre ses chaussons ou lui apporter sa béquille. Il a bien compris, bien vu que c’était plus difficile pour elle que pour quiconque d’enfiler ses chaussons ou simplement de marcher. Mais elle ne veut surtout pas qu’à 22 mois il soit un assistant de vie alors que c’est elle qui est là pour lui et non l’inverse.

Ma mère est handicapée et pourtant s’il y a bien quelqu’un à qui je confierais mon fils c’est bien elle et personne d’autre ! Je lui laisse les yeux fermés alors que je ne le ferais pas aussi facilement avec quiconque. En ce moment même, super mamie joue les infirmières avec son petit cupidon malade, privé de crèche. Ce qui n’est pas pour déplaire aussi bien à l’un qu’à l’autre !

J’ai été tagué par M-A-M-A-N !

7 Déc

J’ai eu l’immense honneur d’être taguée (mon premier tag hiiii !!) par la gentille M.A.M.A.N que je vous conseille de suivre pour sa bonne humeur et ses beaux mots et que je remercie d’avoir pensé à moi !

Je débute dans la blogosphère, alors je vais taguer des blogueuses que je connais un peu et d’autres pas encore, du coup j’espère que certaines répondront quand même à mon tag, l’occasion de faire connaissance 🙂

Le principe est simple :

– Remercier la blogueuse qui t’a tagué et mettre le lien de son blog sur ton article
– Dire 7 choses sur toi
– Nommer 15 blogueurs de ton choix
– Ajouter le logo et les règles à suivre

tag blog

Allez je me lance !

– Je n’ai pas le permis de conduire et ça me rend dingue ! Je l’ai même raté 3 fois à cause de mon stress incontrôlable.

– Je suis née avec des pieds bots varus équins bilatéraux, en gros j’avais les pieds de travers ! Dans la famille, niveau « malformation » ou santé, on est pas vernis.

– Je suis maladroite, une vraie Pierre Richard féminine. C’est une catastrophe avec un petit « tête en l’air » en supplément.

– Ma grossesse et mon allaitement on été difficile/catastrophique/plein de problèmes (rayez la mention inutile) avec une césarienne mal vécue. Je rêve donc d’une deuxième grossesse où je me sens bien, d’un accouchement naturel et d’un allaitement qui coule de source, aussi long que possible.

– Je suis gourmande, très gourmande et j’aime bien faire de  la pâtisserie mais je suis nulle en cuisine ! Pour dire, j’ai déjà raté des pâtes ! Pour ma défense je les avais oublié pendant que je jouais avec mon fils. (oui elle est nulle ma défense !)

– Je suis une fan inconditionnelle de Kaamelott et Alexandre Astier, d’ailleurs je vais voir « Que ma joie demeure » à Lyon le 22 décembre !

– Ma belle mère est un dragon et elle me déteste, tout comme une partie de ma belle famille. Mais en vraie je suis super sympa comme belle fille hein.

Voilà, on arrive déjà à 7 ! J’espère que ces « confessions » te plairont M.A.M.A.N. Je pense que j’ai oublié peut-être des trucs plus intéressants ou plus caractéristiques de ma personne mais c’est déjà pas mal pour une première fois.

Roulement de tambours… voici les 15 blogueuses que je sélectionne :

Mariecamilleentalonsaiguilles – Foxymama – Mzlle Coco – Anne-Sophie Pau – Amalise – La maman du P’tit Pois (parce qu’elle et moi on un point commun : des bébés warrior de la nephropédiatrie) – La pointe du vent – Sysyinthecity – Te parler de ma vie – Mamandinde – Mère Cane – Cranemou – monbebebioetmoi – LHeuredEte – mon-nid.

A votre tour les filles 🙂

Les cicatrices invisibles de la chirurgie pédiatrique

4 Déc

Il y a les cicatrices physiques qui laissent des traces sur la peau. Celles de Cupidon se divisent en deux groupes… les 5 de la cœlioscopie pour néphrectomie polaire inférieure gauche, qui ont presque disparu (la peau de cupidon est magique !), et celle de la réimplantation urétérale aussi longue qu’une césarienne, qui s’efface petit à petit.

Certaines sont plus visibles du tout, ne font plus mal à Cupidon, physiquement du moins. Pourtant par moment, il me montre ses bobos, juste pour me le rappeler, pas pour se plaindre de la douleur, mais juste pour que je n’oublie pas, parce qu’il ne veut pas oublier.
Il me les montre avec une précision impressionnante, une par une du bout de son petit doigt. « A bobo ya, A bobo ya, ya aussi bobo… ». Je les reconnais par mémoire mais très sincèrement, on ne voit vraiment rien.
5 mois après la première opération, 3 mois après la deuxième, il reste « marqué » par ces chirurgies, ce sont ses cicatrices invisibles, ses cicatrices intérieures qui partiront certainement avec le temps.

Car du temps il en a fallut pour surmonter l’après !
Les opérations ont été dures, le post op insupportable par ses douleurs et par mon impuissance accompagnée de la douleur psychologique de voir mon enfant souffrir et geindre des « maman bobos ». Des vrais bobos, des douleurs, des lamentations jamais entendues et qu’on ne souhaiterait jamais entendre de la bouche de son bébé. Il y a eu les convulsions, le choc sceptique, la réanimation, l’inquiétude, l’angoisse et beaucoup d’autres épreuves. Le tout multiplié par deux. Une fois c’est dur, deux fois c’est presque insurmontable. Du moins c’est ce qu’on pense avant d’y aller, qu’on y arrivera jamais, pas encore une fois ! Puis on remonte ses manches et on affronte une deuxième fois la cauchemardesque expérience de la chirurgie sur son bébé.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, lorsque l’on rentre à la maison, tout n’est pas fini.
Physiquement il récupère vite, les enfants sont même impressionnants ! En quelques petits jours, parfois même du jour au lendemain, ils ont récupéré leur forme, leur bonne humeur, mais…

Mais son comportement n’est plus le même, notre relation n’est plus la même après ces séjours à l’hôpital. La confiance est perdue, la confiance en maman, celle qui guérit par les bisous magiques, s’est envolée. Elle n’a rien fait. Elle nous a regardé souffrir, nous a tenu la main, parlé, mais rien ne soulageait la douleur. C’est elle qui nous a emmené à l’hôpital, qui nous a confié au monsieur qui endort alors que tout allait bien.
Car oui, la pathologie de Cupidon fait que tout se passe à l’intérieur. Tant que les antibiotiques font leur effet il n’a aucun symptôme. Tout va bien. C’est lorsque les symptômes sortent qu’il est trop tard et heureusement, nous n’avons pas été à ce stade. Petit rein gauche a été sauvé in extremis, à deux reprises.

Comment un enfant peut-il alors comprendre, accepter qu’on le torture alors que tout va bien pour lui ?
Comment refaire confiance à maman, la guérisseuse de bobo qui nous a volontairement conduit à la souffrance, aux tuyaux partout, et deux fois en plus ?

Les deux opérations de Cupidon ont donc été suivi par deux périodes plus ou moins longues où il m’a rejeté,  puni volontairement ou non. Pas de câlins, pas de bisous. Maman nourrit, change la couche mais le reste ce sera de loin.
Cupidon réclamait son père au saut du lit, refusant que je le prenne. Quand il faisait un câlin à son père et que je m’approchais pour en profiter, il me rejetait, poussait ma tête ou ma main violemment.
Toute marque d’affection de ma part était refusée…
Douloureuse période pour une maman qui aime câliner à tout bout de champ, qui est très tactile, qui aime le porter en écharpe souvent avant qu’il marche, moins maintenant qu’il court. La maman qui volait des bisous, des caresses en toute occasion est rejetée.

J’ai été d’abord blessée, puis dans l’incompréhension, dans le « il m’aime plus mon fils » puis j’y suis allé tout doucement. Pensant qu’il s’agissait d’une période certainement normale, d’un passage de la petite enfance. Mais son refus TOTAL, son changement de comportement au lendemain du retour à la maison, était trop inhabituel pour être normal. Ses opérations ont laissé des traces, une rupture, une confiance à récupérer, une relation à reconstruire.

Montrer son amour par des phrases tendres, montrer que maman est toujours là et qu’elle attendra qu’il revienne vers elle, sans le forcer, sans lui imposer quoi que ce soit.
Ça commence par ma tête posée sur l’épaule de papa pendant que la sienne était lové dans l’autre. Les premières fois, il refusa cette proximité, puis il accepta par un sourire, une caresse sur la joue, un bisou.
Sur le canapé pendant son biberon maman était là, assise à côté au début, puis de plus en plus près, il se rapprochait tout seul jusqu’à accepter à nouveau ces moments de câlin.

Puis un jour, il fit semblant de tomber, pleura un « bobo maman ». Comme pour tester si la super maman guérisseuse était toujours là, était revenue. Papa a bien vu sa chute fictive mais a laissé faire. Il a fait mine de vouloir le relever mais un « non maman » s’en est suivi. J’accourue toute fière que mon bébé me fasse à nouveau confiance, ravie que je récupère enfin ce nouveau pouvoir. Je l’ai relevé, déposé un bisou magique sur son genou et « voilà ! bobo pati ! ».
Mon petit bonhomme est partit alors en souriant et en courant.

Aujourd’hui, après plusieurs semaines de refus, mon fils réclame à nouveau sa mère pour les bisous, les câlins, les bisous guérisseurs. Il est redevenu aussi proche qu’il l’était avant ces épreuves, tout en ayant grandit. Il s’affirme par un sacré caractère, glisse à pieds joins dans le terrible two mais tous les soirs il me réserve ce long moment de câlins avant d’aller au dodo. Il s’endort à nouveau sur moi, en faisant de petites caresses,  des bisous, même sa façon de dire « maman » n’est plus celle d’il y a quelques semaines.

Je me demande si tous les bébés, enfants, passent par cette phase, ce rejet d’un des deux parents après de lourdes opérations. J’ai pourtant veillé à être toujours à son chevet, des nuits blanches sur une chaise en plastique à tenir sa main sans la lâcher, sous peine de crises d’angoisses. J’ai appuyé sur cette pompe de morphine quand il en avait besoin. A l’écoute de ses ressentis, du degré de douleur. Je l’ai diverti pour oublier, j’ai murmuré à son oreille pour le rassurer, j’ai fait des blagues, mis sa musique préférée, dansé, chanté, souri de toutes mes dents quand j’avais envie d’hurler et partir en courant avec mon fils sous le bras.
Je l’ai pourtant prévenu avant, expliqué ce qui allait se passer, étape par étape. Le préparant aux opérations, aux anesthésies, aux examens plus ou moins douloureux à chaque fois, avec des mots simples. L’équipe soignante était douce et attentive à ses besoins, le chirurgien aussi pédagogue avec lui qu’avec nous ses parents, passant un temps fou en schémas et croquis pour nous expliquer ses gestes futurs et passés.

Malgré tout, il a quand même été marqué. Est-ce selon l’âge ? Est-ce plus difficile parce qu’il avait 18 et 20 mois ? Où est-ce que tous les enfants ressortent du bloc opératoire avec des marques plus difficiles à guérir, impossible à panser ou à recoudre comme une simple plaie physique ?
Je ne sais pas. Quoi qu’il en soit, je me demande si dans le futur, il aura la même réaction qu’il a eu encore hier : une scène furtive à la télé pendant le zapping, on ne voyait que des personnes en blouses vertes, une lumière de bloc, rien de plus. Son sourire tombant, il me regarda en me disant « oh non bobo… ».
Combien de temps faudra t-il pour qu’il oublie ? Le chemin est encore long et seul le temps nous le dira.

cupidon à l'hopital

« Monsieur le chirurgien ? Il va falloir me laisser sortir maintenant, j’en ai marre ! »

Quand travailler devient une torture mentale

3 Déc

En cette période de crise financière (il commence bien mon article) dire haut et fort qu’on n’aime pas ou plus ou moins voire beaucoup moins son boulot, c’est une honte, un crime contre l’humanité ! Bon j’exagère un peu mais se plaindre de son emploi alors que d’autres n’en ont pas ou plus, c’est un peu comme se plaindre d’avoir du caviar à tous les repas mais trouver que franchement manger QUE ça c’est soûlant.

Mais voilà, aujourd’hui, et ce depuis quelques mois, être au travail est une torture.
Bien sûr, par moment on se surprend à être ravi de faire une tache ou la faire automatiquement sans se poser de questions et on « oublie » presque qu’on n’a qu’une seule envie c’est de partir en courant !

J’aimais mon métier, puis petit à petit je l’ai trouvé fade, sans intérêt puis comme si sa vraie face se révélait à moi, je l’ai trouvé carrément contraire à ce que je suis, ce que je pense. Le commerce, la consommation forcée, les produits sans intérêt qui deviennent un besoin vital, poussant le consommateur à faire un crédit ou balancer un mois de salaire dans un seul et même produit.

Bref, une seule petite partie me plaît encore, mais c’est plus le medium qui me plait, comme un artiste peintre aimerait son métier de peintre en bâtiment… y’a les pinceaux, la peinture toussa, mais en vrai c’est pas pareil.

J’écris, toute la journée. Je fais de belles phrases, j’essaie du moins. Mais quand il faut présenter un produit tout simple, tout basique, les envolés littéraires, la plume, on s’en fou. On se soucis plus du temps à la seconde que tu as passé à écrire cette fiche, connaître ton rendement à la journée, essayer de trouver une façon d’automatiser, rentabiliser ton travail, le reste n’est qu’accessoire.
Ce boulot me semblait un bon compromis mais la tournure qu’il prend me déplaît, me fait dégoûter d’être assise ici derrière ce bureau.
Le nombre de mes missions a considérablement diminué pour ne devenir qu’une rédactrice en chaîne de fiches produits, uniquement de fiches produits.

Parallèlement, le nombre de fiches a augmenté du simple au centuple avec en bonus la gestion de projet. Le tout pour le même salaire de base minable, qui n’était déjà pas élevé pour les missions couchées sur mon contrat. Un bac+5 pour le salaire d’un non diplômé, un chef de projet pour le salaire de la femme de ménage qui nettoie les bureaux de ceux qui ne lui murmurent même pas un « bonjour ». Loin de moi l’idée de dénigrer des métiers, des personnes plus ou moins qualifiées, de faire une échelle de salaire. C’est juste un constat, une tromperie. Penser qu’avoir plus de diplômes te permet d’avoir encore un peu d’argent dans ton compte en banque après avoir payé les factures, c’est un leurre.

Mais le salaire n’est pas le seul fautif à ma démotivation, s’il avait pu être le seul, je n’en serais pas là. Bien sûr, le manque de considération n’est pas pour remonter le niveau mais le problème vient de plus loin ou de tout à la fois.
Je m’ennuie, mon métier n’est pas celui que je veux. Mais qu’est-ce que je veux ? C’est LA question ! Me voilà totalement perdue, incomprise, dégoûtée et je ne sais plus par où prendre le problème.

J’ai un enfant et je ne veux pas qu’il me voit me lever en étant déçue d’aller travailler, la mine basse quand je le quitte à la crèche pour me diriger
vers ce lieux de travail qui fait plus figure de pénitencier.
Je suis donc dans une phase où je rajoute au dégoût de mon emploi, une série de questions, de remises en question sur ma vie professionnelle , ma vie et mes envies.
Je n’ai le temps de rien, travailler 39h et être maman assurant seule le soir ce n’est pas évident, un mi temps ou un 35h ne me déplairait pas.
J’ai l’impression de ne plus avoir le temps d’être moi et tout ça pour un métier qui ne me convient pas ! Le papa de Cupidon rentre à 23h en général (Ah les cuistots !), je suis déjà au bord du coma après une journée crevante, (deux journées plutôt) et encore, je n’ai qu’un enfant ! En plein ‘terrible two’ certes, mais qu’un enfant !

J’ai des envies de reconversion, de changement de département pour me rapprocher de ma famille. Je suis prête à choisir un métier qui me plaît même si ça signifie repartir du « bas de l’échelle », se former en plusieurs années, faire des sacrifices mais retrouver enfin un peu goût à la vie professionnelle.
Donner un nouveau tournant radicalement différent me tente beaucoup, me lancer toute seule me fait peur mais me plairait, trouver un emploi dans mon domaine mais dans une autre entreprise est presque impossible dans ma région.

Voilà où j’en suis de ma réflexion, plusieurs envies, plusieurs constats mais comment savoir que je ferais le bon choix ? Comment savoir que la voie que j’aurais pris me conviendra ? Que de questions et si peu de temps pour y répondre, car une chose est sûre, il faut rapidement que je sorte de ce bourbier professionnel où « travailler » rime avec « dégoûter ».

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Maman te souhaite…

26 Nov

Sur une idée originale et made in « Stadire du Babyblog » , j’ai eu envie de faire une liste moi aussi (bien que dans sa liste je retrouve les mêmes aspirations). Une liste de ce que je souhaite pour Cupidon, une liste de ce que je veux lui transmettre.

Mon cupidon, je te souhaite…

– Le bonheur, le vrai, celui qui ne demande qu’à s’exprimer dans ton petit coeur, celui que tu feras vivre par toi et grâce à toi.

– L’amour, celui qui nous transporte, qui nous fait oublier nos doutes et questions, celui qui coule de source et qui vivra dans les bras de l’autre, que ce soit une femme ou un homme, peu importe, juste l’AMOUR.

– La force, celle de te battre, celle qui te fera combattre tout et n’importe quoi, la maladie, la souffrance, la peine, le découragement. Celle qui te fera te lever chaque matin et remontera tes manches pour partir au front si nécessaire. Celle qui t’aidera à ne pas laisser t’échapper tes rêves et tes désirs.

– Le courage, qui ne va pas sans la force. Le courage de vivre tes rêves, de dire haut et fort que tu n’es pas d’accord ou que tu l’es. Celui de te battre pour tes idéaux, contre l’injustice et pour ceux que tu aimes.

– La tolérance, la compréhension et l’acceptation de la différence. Tu ne seras pas de ceux qui jugent, qui jettent la première pierre et les suivantes à la moindre différence ou incompréhension, parce que tu sauras que l’Homme est bien plus complexe que ce que la foule veut bien croire.

– L’ouverture d’esprit, pour ne pas te laisser enfermer dans une case, dans un moule carré et sans fantaisie. Parce que la vie ce n’est pas une formule mathématique, parce que TA vie ne sera pas lisse et froide mais pleine d’aventures et de chemins de traverse.

Parce que si tu as envie de porter tes moufles pour boire ton biberon, tu le feras même si « c’est pas normal »

– La curiosité, celle qui te donne envie de tout connaître, de tout savoir. Celle qui nous donne la soif d’apprendre encore et toujours, à l’école ou à la fac, dans ta vie de parent ou d’homme et que tu transmettras à tes enfants.

– L’empathie, parce c’est ce qui fait de nous des êtres humains, des êtres vivants. Ne construit jamais de barricade qui t’empêcherait d’avoir un petit pincement au coeur quand un enfant tombe et pleure, quand une inconnue a les yeux plein de larmes, quand une vieille dame peine à marcher… Une barricade qui t’empêcherait de profiter du savoir de ce vieux monsieur assis sur ce banc, qui a juste besoin d’une oreille attentive pour te compter ses malheurs et ses bonheurs, ceux de toute une vie.

– La mémoire de ce que tu es, d’où tu viens. Que tu n’oublies jamais que tu es sur terre, dans ce pays bleu, blanc, rouge grâce à ces immigrés venus d’un pays chaud, d’un pays pourtant « français » à l’époque. Tu es arrière petit fils d’immigrés, une partie de tes ancêtres sont algériens et ce sang coule dans tes veines. N’oublie jamais que tu es le fruit de la mixité, le fruit de l’histoire et du mélange au delà des frontières.
Ne l’oublie surtout pas quand tu iras mettre ton bulletin de vote dans l’urne, ne l’oublie pas quand tu entendras ces discours aussi étriqués que le cerveau de Marine.

– La valeur, des petits rien et des grands tout. Pas celle de l’argent, du matériel, celle de ces instants qui sont et seront toujours bien plus précieux
qu’une liasse de billets. J’aimerais que tu préfères passer une heure à profiter de la vie qu’une heure à engranger le plus de matériel possible.
Je voudrais que tu n’oublies pas que la vie ce n’est pas ce qu’il y a sur ton compte en banque, je souhaiterais que tu n’aies pas à te soucier de l’argent. Que tu aies ce dont tu as besoin et non ce dont on te donnera l’impression d’avoir besoin.

Il y a tellement d’autres souhaits que je n’arriverais pas à formuler, qui se mélangent dans ma tête et viennent pêle-mêle… je souhaiterais que
tu considères la femme comme un être égal mais différent, que tu ne considères pas que tu « aides » ta petite femme mais que tu participes autant qu’elle aux tâches qu’autrefois on voulaient féminines. J’aimerais que tu prennes un peu du savoir culinaire de ton père, de ta grand-mère et de ton grand-père et pas du savoir-faire « plat-préparesque » de ta mère. Je rêve que tu aies une belle relation père-fils avec ton père, que tu l’idolâtres toujours autant tout en trouvant ses faiblesses aussi humaines qu’attendrissantes. Je souhaites que tu aimes toujours autant ta mère, même si tu ne me feras plus (autant) de câlins et de bisous, mais que tu te tourneras toujours vers moi quand tu auras besoin de quoi que ce soit, parce que je serai toujours là.

Mon cupidon, cette liste c’est celle que toute maman doit certainement vouloir pour son enfant, c’est tout simplement celle qui te souhaites d’être un Homme, un VRAI !
Love,

Maman.

Ton fils c’est une tapette

18 Oct

A l’approche de cette belle période de noël, avec le vieux barbu, les lutins sous LSD et les rennes délicieux de chez Ikea, la fameuse liste des cadeaux de noël commence à se former dans ma tête.

En vrai j’adore noël, vraiment ! Je trouve ça beau de rêver un peu, d’imaginer un beau monde, de bonnes personnes qui font la joie, la fête, le bon repas etc.
Donc penser à noël le 18 octobre, pour moi c’est normal ! Mais c’est en version light, du genre « juste regarder un peu les jouets », « faire une liste sur ookoodoo » ou « parler du père noel à mon fils de 20 mois ». Bon ok, ça fait un peu tarée de noël mais j’assume !

J’ai donc réfléchit aux jeux auxquels mon fils joue beaucoup à la crèche et à la salle de jeux de l’hôpital lorsqu’il y était. Il a bien plus fréquenté la crèche que la salle de jeux de l’hôpital, mais à l’hôpital j’y étais, tout le long j’ai pu l’observer jouer, voir sur quoi son attention se portait.

A son âge, les enfants se projettent, imitent ce que font leurs parents. C’est tout bizarrement naturellement que mon fils a rapidement nettoyé autour de lui, balayé/frappé le chat avec son mini balai. Mais dernièrement, ce qui attire le plus son attention, qui l’occupe et le garde concentré pendant un long moment, mais aussi qui l’éclate vraiment, sont : se cacher, cuisiner, jouer au garage, taper avec des outils, câliner poupée et nounours à coups de bisous qui claquent.
Ayant déjà un tonne de voitures et de nounours à bisouiller, ma liste de noël était faite : un garage pour aller avec les voitures, une malette à outils en bois (je vais le regretter), une tente/tunnel de jeux pour se cacher à loisir et… une cuisine ! Pour le poupon et la poussette, vu le temps qu’il passe dessus, c’est à dire pas beaucoup, il en profitera à la crèche, ça ne vaut pas le coup d’en faire l’achat. Mais je n’exclue pas l’achat d’un poupon pour son anniversaire, deux mois après noël…
J’ai donc eu dans l’idée de trouver une petite cuisine pour son noël ! Mais déjà, je me suis confrontée à la plusieurs difficultés, qui avouons-le m’ont bien gonflé !

Y a t-il vraiment des jeux pour fille ?

 

1. La cuisine c’est pour les filles

Mon entourage, des amis sans enfants surtout mais aussi certaines anciennes mamans (oui des vieilles quoi) m’ont fait remarquer que la cuisine c’est « pour les filles ». Quelle idée donc d’offrir à mon fils une cuisine, je suis bien inconsciente et je le dirige intentionnellement vers l’homosexualité. Voilà ce que véhicule ces surprises, ce désappointement quand j’ose dire « je vais acheter une cuisine pour le noël de Cupidon ».
« Non mais la cuisine ça fait tarlouze » : Va dire ça à Bocuse avec ses gonzesses tout le tour du ventre ! Et surtout, va dire ça au papa de Cupidon, qui pour info est cuisto et avec son mètre 90 et ses 100kg, risque de t’en coller une bien bonne qui pourrait faire mal. Bon en vrai, faut aller bien loin pour que le papa de Cupidon en vienne aux mains, son patron pourrait en témoigner, il fait pourtant tout pour et ça marche pas !
Tout simplement, allez faire un tour dans les cuisines professionnelles et vous trouverez pas beaucoup de « tarlouzes », de « tantines » ou je ne sais quel mot fleuri pour désigner ces hommes « efféminés » car c’est bien de celà qu’il s’agit ?

Je tiens juste à préciser à ces personnes que l’homosexualité ou les travestis ne sont pas une grande nouveauté, qu’avant même qu’on invente des petites cuisines en plastique comme jeu, il y en avait déjà. Qu’avant même qu’on découvre le feu, il y en avait déjà. L’argument : « tel jouet ça fait fille, ton fils va devenir homo » est donc, en plus d’être ridicule et presque homophobe, et totalement sans fondement.

Quel dommage de coller une étiquette « fille » ou « garçon » sur une activité, sur un jeu d’enfant.

Beaucoup de personnel de crèche vous le diront, les enfants, peu importe leur sexe, jouent avec tout ! Choisissent en fonction du modèle qu’il ont à la maison ou tout simplement selon leurs envies du moment. Car en parlant de modèle, mon fils a peut-être tout simplement compris, que la cuisine c’est une activité comme maman ou papa le font, surtout papa en l’occurrence (et puis c’est bien meilleur quand c’est papa !). Mon fils a bien compris et j’en suis fière, que nettoyer la table avec un chiffon, faire les vitres ou passer l’aspirateur, c’est pas une activité que seule maman fait. Il a autant vu sa mère le faire que son père. Et peut-être que plus tard, sa petite copine (ou son petit copain) sera contente d’avoir un conjoint qui trouvera « normal » de partager les tâches ménagères, pas « sympa » ou « gentil », juste NORMAL.

2. La cuisine c’est pour les filles on a dit ! 

Suis-je bête ! Si une partie, un panel de personnes que je peux côtoyer pensent que la cuisine c’est pour les filles, je vais avoir du mal à trouver une cuisine quinesoitpaspourlesfilles ! Pour trouver la cuisine de mon fils, j’ai consulté les modèles sur différents sites et magasins, bein accroche-toi bien mémé pour trouver une cuisine qui ne soit pas pleine de rose, de fleurs,de  chaton à couettes etc.

Alors que dans un catalogue de jouets pour enfant lambda tu as une page entière de cuisines, tu en trouveras peut-être une, avec un peu de chance, qui soit neutre, comme une cuisine normale quoi. J’en connais pas beaucoup des cuisines d’adulte toute rose avec des stickers poneys chevelus. Mais bon ça doit peut-être exister (bon dieu, j’espère que non !).

Oh non pas ce f*** cat rose !

Bien sûr, ce n’est quand même pas mission impossible de trouver une cuisine neutre, et j’ai même l’impression que globalement, les fabricants de jouets se sont améliorés à ce niveau là. On trouve de très jolies cuisines américaines, avec un effet inox, un peu de noir, un peu de rouge et même avec des petits garçons qui posent sur la photo d’illustration !

Il faut juste que les mentalités « réacs » évoluent aussi et laissent les petits garçons jouer avec les cuisines ou les poupées s’ils le veulent, et les petites filles avec les motos ou les outils ! Car à la crèche, c’est souvent comme ça que ça se passe. Combien de fois en observant mon fils, je le vois jouer un long moment avec les voitures, taper avec son marteau en plastique sur un camarade (pas sympa ça !) et en passant faire un gros bisous au « beubeu » dans la poussette et vérifier s’il n’a pas fait « beurk caca » dans la couche. ❤ 

Tu veux que je te montre qui c’est la fille ?